Statut juridique pour créateur de contenu : lequel choisir ?

Amélie - Dernière modification 12/03/2025

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Vous créez du contenu : à partir de quand devient-on professionnel ?

Vous publiez régulièrement du contenu sur les réseaux sociaux, vous partagez votre passion, vos conseils ou votre expertise, et vous commencez à attirer une audience fidèle. Que ce soit sur Instagram, TikTok, YouTube ou Twitch, votre créativité vous permet d’engager une communauté et, petit à petit, des opportunités se présentent : collaborations avec des marques, sponsoring, partenariats rémunérés…

 

À ce stade, une question se pose : à partir de quand devient-on professionnel ? La réponse est simple : dès lors que vous générez des revenus grâce à votre activité de créateur de contenu, vous exercez une activité économique qui doit être déclarée. Même si, au départ, cela peut sembler informel ou ponctuel, la loi considère ces revenus comme une source de travail, et donc soumis à des obligations légales et fiscales.

 

Cela ne signifie pas que vous devez créer une entreprise dès votre première collaboration. Mais si votre activité devient régulière et que vous commencez à générer des revenus significatifs, choisir un statut juridique devient incontournable. Pourquoi ? Pour être en règle avec l’administration fiscale, pouvoir facturer vos prestations et sécuriser vos revenus. Vous l’aurez compris, structurer son activité en tant qu’influenceur ou créateur de contenu est une étape clé pour évoluer sereinement.

 

Voyons maintenant pourquoi il est essentiel d’avoir un statut d’entreprise et quelles options s’offrent à vous !

Pourquoi un statut juridique est-il essentiel pour un créateur de contenu ?

De nombreux créateurs commencent leur activité sans penser aux implications légales, et c’est peut-être votre cas. Pourtant, avoir un statut juridique est essentiel pour exercer dès que vous souhaitez monétiser votre compte, pour rester dans le cadre légal et éviter les mauvaises surprises.

 

1. Une obligation légale et fiscale

Dès que vous percevez des revenus, même modestes, ils sont considérés comme des revenus d’activité par l’administration fiscale. Cela signifie qu’ils doivent être déclarés et soumis à l’impôt. Ne pas le faire peut entraîner des redressements fiscaux ou des sanctions. En tant que créateur de contenu, vous êtes en réalité un entrepreneur, et un cadre juridique est nécessaire pour officialiser votre statut.

 

2. Accéder à plus d’opportunités professionnelles

Les marques et les agences préfèrent travailler avec des créateurs qui peuvent leur fournir une facture. Sans statut, vous risquez de perdre des collaborations simplement parce que vous ne pouvez pas être rémunéré légalement. Un créateur avec un statut officiel a plus de crédibilité et peut prétendre à des partenariats plus rémunérateurs.

 

3. Une protection sociale et une meilleure organisation

Avoir un statut d’entreprise permet aussi de cotiser pour votre retraite, bénéficier d’une couverture sociale et séparer vos finances personnelles de votre activité professionnelle. De plus, selon le statut choisi, vous pourrez optimiser votre fiscalité et mieux gérer vos revenus sur le long terme.

 

Si vous souhaitez faire de la création de contenu une activité durable et rentable, choisir un statut juridique est une étape incontournable. Mais lequel est le plus adapté à votre situation ? C’est ce que nous allons voir maintenant !

Les statuts juridiques des créateurs de contenu connus : peut-on les connaître ?

Vous vous demandez sous quel statut juridique exercent les créateurs de contenu à succès ? Même si ces informations ne sont pas toujours publiques, il existe des moyens de les découvrir.

 

1. Vérifier leur présence sur les registres officiels

En France, toute entreprise doit être immatriculée. Vous pouvez rechercher les numéros de SIRET de certains créateurs sur des plateformes comme Infogreffe ou Société.com. Cela permet d’identifier s’ils sont en micro-entreprise, SASU, EURL ou autre.

 

2. Regarder les mentions légales de leurs sites web

Beaucoup de créateurs possèdent un site internet pour vendre des formations, des produits ou leurs services. Les mentions légales en bas de page contiennent souvent le nom de leur entreprise et leur statut juridique.

 

3. Analyser leur mode de collaboration

Un créateur qui facture des prestations aux marques a forcément un statut juridique.
Ceux qui lancent leur propre marque (cosmétiques, vêtements, coaching en ligne) passent généralement en SASU ou SARL pour avoir plus de flexibilité.

Les YouTubeurs et Twitch streamers qui vivent principalement de la publicité et des abonnements utilisent souvent une SASU ou une EURL.

 

Quels statuts choisissent les créateurs à succès ?

📌 Micro-entreprise : Utilisée au début, mais rapidement dépassée à cause du plafond de revenus.
📌 SASU : Choix privilégié pour les créateurs qui génèrent des revenus conséquents et veulent une protection sociale optimale.
📌 EURL : Populaire pour les créateurs indépendants qui veulent un meilleur contrôle sur leurs charges sociales.

Vous trouverez de nombreux conseils sur la création, le choix de votre statut juridique et la gestion de votre entreprise dans les épisodes de notre podcast dédié à la création de contenu et monétisation de votre audience !

A lire également | Créer une masterclass sur Wooskill : le guide pas à pas

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Quel statut juridique choisir pour un créateur de contenu ?

📌 La micro-entreprise : le choix idéal pour débuter

Si vous débutez en tant que créateur de contenu et que vous commencez à générer des revenus, la micro-entreprise est sans doute le statut le plus simple et accessible. Il permet de tester son activité sans prendre trop de risques, tout en étant en règle avec l’administration.

 

Pourquoi la plupart des créateurs commencent avec la micro-entreprise ?

  • Simplicité administrative : La création d’une micro-entreprise se fait en ligne en quelques clics sur le site de l’URSSAF. Aucune comptabilité complexe n’est requise.
  • Charges sociales allégées : Vous payez un pourcentage de votre chiffre d’affaires en cotisations, sans avoir à avancer de frais fixes.
  • Fiscalité avantageuse : Sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier du régime de franchise en base de TVA, ce qui signifie que vous ne facturez pas la TVA à vos clients.

 

Les limites de la micro-entreprise

  • Un plafond de chiffre d’affaires : Pour la prestation de services (ce qui inclut le sponsoring, la création de contenu, etc.), vous ne devez pas dépasser 77 700 € par an.
  • Pas de déduction de charges : Contrairement aux sociétés (SASU, EURL), vous ne pouvez pas déduire vos frais professionnels (matériel, abonnements logiciels, déplacements).
  • Protection sociale limitée : Les cotisations sont faibles, mais cela se traduit aussi par une couverture sociale minimale.

 

 

Comment créer sa micro-entreprise ?

La démarche est normalement simple, en s’inscrivant sur le site de l’URSSAF, mais vous pouvez être trouver des spécialistes juridiques pas cher pour vous accompagner afin de ne pas commettre de petites erreurs (qui peuvent avoir des répercussions plus tard, notamment sur la fiscalité & les impôts).

Les autres statuts pour un créateur de contenu

L’entreprise individuelle (EI) : plus de liberté, mais aussi plus de responsabilités

Si votre activité se développe rapidement et que vous dépassez les plafonds de la micro-entreprise, vous pouvez opter pour l’Entreprise Individuelle (EI).

 

Avantages

  • Aucun plafond de chiffre d’affaires, contrairement à la micro-entreprise.
  • Régime fiscal plus flexible, avec la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés.
  • Statut simple à gérer, sans besoin d’associé ou de capital de départ.

Inconvénients

  • Responsabilité illimitée sur le patrimoine personnel en cas de dettes.
  • Charges sociales plus élevées qu’en micro-entreprise.
  • Obligations comptables plus strictes, nécessitant souvent un expert-comptable.

L’EI est adaptée aux créateurs qui génèrent des revenus significatifs et souhaitent structurer leur activité sans créer de société

 

 

La SASU : Pour un créateur qui souhaite se professionnaliser

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est souvent le statut choisi par les créateurs de contenu qui veulent professionnaliser leur activité, optimiser leur fiscalité et avoir un cadre plus structuré. Contrairement à la micro-entreprise ou à l’entreprise individuelle, ce statut permet de séparer le patrimoine personnel et professionnel.

 

Pourquoi vous devriez opter pour une SASU si vous voulez développer votre activité de créateur de contenu ?

  • ✅ Aucune limite de chiffre d’affaires : Idéal pour ceux qui génèrent des revenus élevés via YouTube, Twitch, Instagram, ou la vente de formations.
  • ✅ Une meilleure image auprès des marques et des partenaires : Avoir une SASU donne un côté plus “pro” et facilite les collaborations.
  • ✅ Possibilité d’optimiser sa fiscalité : Contrairement aux statuts précédents, la SASU peut être soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), permettant de mieux gérer ses revenus.
  • ✅ Protection sociale avantageuse : En tant que président de SASU, vous êtes assimilé salarié et bénéficiez donc du régime général de la Sécurité sociale.

 

⚠️ Des inconvénients existent néanmoins :

  • Des formalités de création et de gestion plus lourdes : Statuts à rédiger, immatriculation au greffe du tribunal de commerce, frais de comptabilité…
  • Des charges sociales élevées : Vous devez vous verser un salaire pour bénéficier de la protection sociale, ce qui entraîne des cotisations importantes.
  • Obligation d’un comptable : La SASU impose une comptabilité rigoureuse, nécessitant souvent un expert-comptable.

 

L’EURL : une alternative à la SASU

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est une autre option si  vous êtes un créateur de contenu avec un début de monétisation et que vous souhaitez créer une société tout en gardant un fonctionnement proche de l’entreprise individuelle.

 

Les différences entre EURL et SASU ?

🤔 Le régime social du dirigeant :

En SASU, le dirigeant est assimilé salarié et cotise à la Sécurité sociale (charges sociales plus élevées, mais meilleure protection).
En EURL, le gérant est travailleur non salarié (moins de charges, mais protection sociale réduite).

🤔 Le régime fiscal :

Par défaut, l’EURL est soumise à l’impôt sur le revenu, mais elle peut opter pour l’impôt sur les sociétés (IS) si cela est plus avantageux.
La SASU, elle, est par défaut soumise à l’IS, mais peut choisir l’IR temporairement.

🤔 La flexibilité et l’évolution :

Une SASU est plus facile à faire évoluer en SAS (si vous souhaitez ajouter des associés).
Une EURL peut devenir une SARL, mais avec plus de contraintes administratives.

L’EURL est-elle intéressante pour un créateur de contenu ?

  • ✅ Oui, si vous souhaitez limiter les charges sociales tout en structurant votre activité.
  • ✅ Oui, si vous préférez un régime fiscal souple (IR ou IS).
  • ✅ Oui, si vous cherchez un statut plus flexible que la micro-entreprise, sans les formalités complexes d’une SASU.

Quel statut choisir selon son profil de créateur ?

Le choix de votre futur statut juridique pour votre activité de créateur de contenu doit prendre en compte votre niveau d’activité et vos ambitions business.

Les conseils de nos experts :

📌 Si vous débutez et que vos revenus sont encore modestes → Micro-entreprise : simple, accessible et sans trop de contraintes.
📌 Si votre activité prend de l’ampleur et que vous dépassez les plafonds de la micro-entreprise → Entreprise individuelle (EI) ou EURL : plus de flexibilité, mais plus de responsabilités.
📌 Si vous voulez professionnaliser votre activité et bénéficier d’une meilleure protection sociale → SASU : idéale pour structurer et développer un business solide.

 

Si vous souhaitez être accompagné dans votre choix et obtenir des conseils adaptés à votre situation, pourquoi ne pas consulter un expert juridique ?

Sur Wooskill, vous pouvez réserver un rendez-vous avec un professionnel qui vous guidera pas à pas pour choisir le meilleur statut pour votre activité de créateur de contenu. 🚀

🎯 Conseil final

Prenez en compte vos revenus, vos besoins fiscaux et votre organisation pour faire le meilleur choix. Et si vous hésitez encore, un rendez-vous avec un expert-comptable peut vous aider à y voir plus clair !

Amélie

Amélie

Chargé Marketing

Chargée Marketing et passionnée de DIY, je rédige sur le Blog 🤗

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